LOGINDu sang et des larmes. C’est tout ce que Xalyah aura obtenu sur la Grand-Place d’Orléans, en plus d’une balle dans le ventre. Alors que la mort aurait dû la faucher, Khenzo en a décidé autrement, veillant sur elle sans relâche. Anéantie par la terrible désillusion qui l’a frappée, la jeune femme va devoir s’accrocher à un ultime espoir pour survivre ; celui de retrouver la personne qui manque à l’appel. Panser ses plaies, se relever et repartir ne lui aura jamais paru si difficile. La différence étant qu’aujourd’hui, elle n’est plus seule. Xalyah est néanmoins loin d’être arrivée au bout de ses surprises, tandis que, dans l’ombre, se prépare l’avenir de la France.
View MoreRemerciementsMerci.Alors non, on t’a déjà dit que les blagues les plus courtes sont les meilleures. C’est vrai! Mais j’ai toujours été nulle pour faire des blagues...!Tout ça pour dire que ce que je ressens avec la sortie de ce deuxième tome ne change pas. J’éprouve toujours cette immense gratitude à l’encontre des personnes qui m’ont aidée dans cette incroyable aventure. Et ces lignes vous sont entièrement dédiées.À toi, cher lecteur. Eh oui, encore (et ce sera toujours le cas)! Car sans lecteurs il ne peut y avoir d’auteurs. Alors merci à toi, lecteur de la première heure ou non. Qui que tu sois, merci infiniment de continuer à tourner ces pages et de croire en Xalyah, en son histoire, en son univers chaotique qui, j’espère, ne sera jamais notre avenir. Sinon, je ne donne pas cher de notre peau.À Guillaume Lemoust de Lafosse et Ophélie Pourias. Merci d’avoir renouvelé votre confiance et votre soutien pour la suite d’Horizons. Vous êtes touj
Chapitre 31dimanche 18 décembre 2107J’ai attendu toute la matinée et le début de l’après-midi. Personne n’est venu me voir et j’en viendrais presque à regretter de ne pas avoir fini mon repas hier. Alors j’ai tué le temps comme je le pouvais, récitant mentalement le nom de toutes les personnes dont Thomas m’a parlé, récapitulant tous les évènements importants de ces derniers jours pour avoir une vision globale de ce qu’il se passe.Puis sans m’en rendre compte, mes pensées m’emmènent vers le Prophète. A-t-il prédit que j’en arriverais là aujourd’hui? Y aurait-il eu un moyen de l’empêcher? À quel moment les choses auraient-elles pu être différentes si j’avais pris d’autres décisions?Je frissonne en repensant à la forme humanoïde de cette machine. Et elle, quel est son rôle dans tout ça? Est-elle juste une observatrice ou façonne-t-elle les choses à sa convenance? Je me souviens qu’elle a affirmé avoir fait circuler de fausses rumeurs à mon sujet. Éta
Chapitre 30samedi 17 décembre 2107J’ouvre les yeux. Il fait sombre et les battements de mon cœur résonnent fort dans ma poitrine. Le souffle saccadé, je me tourne sur le côté, pour accrocher du regard la lumière qui passe faiblement à travers les barreaux de la lucarne et sous le seuil de la porte de ma cellule.Dix jours que je suis là. Dix putains de journées à me peler les fesses dans cette pièce humide. En plus ils m’ont mise à la diète et j’ai faim. Très faim. À en avoir mal à la tête. Je repense alors à cet enfant. Son nom? Je ne le connaissais pas. Mais jamais, jamais je n’oublierai ce qu’ils lui ont fait. Ce qu’il lui a fait.Je lève les deux mains vers mon visage et me pince l’arête du nez pour tenter de soulager la tempête qui fait rage dans ma tête. Allez ma vieille, du nerf. Ce n’est rien à côté de ce que tu as déjà subi… Quand bien même… j’aimerais que la paix et la tranquillité s’installent un peu plus souvent à mes côtés au quotidien. J’en ai ma claque d’en c
Chapitre 29«Allongée dans ma cellule, je tremble des pieds à la tête. En plus d’avoir mal, j’ai froid, et une violente quinte de toux m’arrache les poumons. Je passe une main poussiéreuse et tachée de sang sur mon front en sueur. Sans doute ai-je de la fièvre. Depuis quelques jours, je me sens moins lucide, plus faible. À peine ai-je la force de tenir tête à mes geôliers pour ne pas leur donner l’impression que je baisse les bras.Mon dernier repas dans cette cantine collective remonte à une éternité. J’en ai profité juste assez pour ne pas dépérir, mais pas suffisamment pour réellement me refaire une santé. Ces cons savent vraiment ce qu’ils font.La porte s’ouvre et la lumière provenant du couloir m’aveugle momentanément. Quelqu’un m’attrape alors par le bras pour me remettre debout, mais je tiens à peine sur mes jambes.—Tiens, mon geôlier préféré, grogné-je en reconnaissant l’homme qui a l’habitude de me trimballer à droite à gauche, selon les humeurs des blouses b





