LOGIN2107. Deux ans plus tôt, le monde est dévasté de façon brutale et soudaine. Aujourd’hui, il n’en reste que des ruines, de la poussière et des cadavres. Les rares rescapés tentent de subsister, tiraillés entre les milices locales et les grandes organisations qui se disputent les territoires épargnés tels des vautours. C’est à travers une France hostile et ravagée par la folie des Hommes que Xalyah, une jeune femme solitaire et endurcie, brave tous les dangers pour accomplir son seul et unique objectif : retrouver les siens. Le reste n’a pas d’importance, les autres non plus. Sauf qu’elle réalisera bientôt que pour parvenir à ses fins et survivre, il lui faudra accepter de baisser la garde et faire les bons choix...
View MoreRemerciementsMerci.Ah non, on me souffle dans l’oreillette que je ne peux pas m’arrêter là. Pourtant je n’ai pas de mot plus fort que celui-ci à prononcer. Merci. Vraiment. Pour tout ce qui m’est arrivé. Pour tout ce qui reste à venir.Merci à toi, cher lecteur, qui tiens ce livre entre tes mains. Qui que tu sois: famille, ami, collègue, pseudonyme ou anonyme, c’est grâce à toi, à mesure que tu en tournes les pages, que cette histoire et ces personnages peuvent prendre vie.Mais pour que ce premier tome arrive entre tes mains, la liste des personnes qui m’ont permis de vivre cette incroyable aventure est longue. Je m’excuse par avance si jamais vous ne vous retrouviez pas dans les lignes qui vont suivre, mais sachez qu’il ne s’agit que d’une première vague de remerciements. Il y en aura d’autres et j’espère n’oublier personne quand viendra le point final de cette saga.En tout premier lieu, je tiens à remercier Guillaume Lemoust de Lafosse et Ophélie Pourias des Éd
14mardi 22 novembre 2107Doucement, je m’éveille pour laisser percer une faible lueur jaunâtre à travers mes cils. Les cheveux collés par la sueur, je réalise que mon corps tremble sans que je puisse l’en empêcher. Khenzo dort à côté de moi, un bras posé sur ma hanche. Sa respiration est paisible. Je referme les yeux et me concentre sur son souffle pour m’apaiser. J’avais déjà le sommeil dérangé et avec les récents évènements les choses n’iront pas en s’arrangeant.Près de nous, le feu crépite toujours dans la cheminée, répandant une chaleur réconfortante dans la pièce. L’espace d’un instant, j’arrive à faire le vide dans mon esprit, à mettre de côté les images qui ont hanté mes rêves cette nuit.Mon compagnon finit par bouger dans son sommeil; je profite de l’occasion pour me dégager des couvertures. Me lever me demande plus de ressources que ce que j’aurais imaginé. Une fois debout, je m’inspecte devant les flammes rougeoyantes. J’ai le corps recouvert d’ecchymoses et de c
13dimanche 20 novembre 2107Je me réveille avec une migraine épouvantable, ce cauchemar ne cessera donc jamais de me harceler? Constamment je reverrai ces souvenirs que je préférerais oublier. Je m’assieds sur le lit grinçant et passe une main dans mes cheveux qui retombent en cascade sur mes épaules.L’aube est sur le point de se lever et déjà les femmes autour de moi s’agitent près des feux. Certaines s’occupent des tâches domestiques: ranger, faire à manger, laver… d’autres nettoient les munitions, vérifient les chargeurs, font l’inventaire de tout un tas de caisses remplies de matériels militaires. De l’autre côté, j’aperçois les hommes rassemblés autour d’une table bancale, jonchée d’appareils électroniques et de cartes en tout genre. Et au milieu, les enfants s’amusent d’un rien, ignorant toute cette agitation. Quel cliché!Mon attention est attirée par un petit garçon et une petite fille qui jouent à quelques mètres de moi; à l’aide de morceaux de mé
12«La pièce est plongée dans la pénombre. Un mince filet de lumière filtre sous la porte de fer, seul témoin d’une autre présence humaine dans les parages. Ils ont donc fini par me ramener dans ma cellule…Jusque-là allongée sur le côté, je me contorsionne pour me mettre sur le dos. La douleur est insupportable. Je réprime un gémissement de douleur, tentant par la même occasion de chasser les images qui polluent mon esprit.J’ai perdu beaucoup de sang aujourd’hui et l’espoir avec… Non! me reprends-je. Il faut y croire, il le faut, je n’ai pas le choix! D’une main incertaine, je tâte la blessure que je porte au ventre. Le sang ne coule plus, mais je sens les chairs encore à vif. Ces pourritures me le paieront un jour. Pour le moment je suis condamnée à subir, mais un jour j’aurai ma revanche. Et ce jour-là je n’aimerais pas me retrouver face à moi. Cette rage qui brûle en moi est la seule flamme de l’espoir que je dois conserver pour survivre.Je finis par me redr